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Communiqué de presse

Le SNMRH souhaite protester vigoureusement contre la baisse des rémunérations des médecins remplaçants en milieu hospitalier et notamment la loi RIST. Publiée au journal officiel le 26 avril 2021, cette loi a pour objectif de donner aux comptables publics le droit de bloquer les rémunérations des contrats d’intérim dépassant le plafond règlementaire fixé par le décret de 2017 et permet de déférer devant le tribunal administratif les contrats irréguliers.

 

Les médecins remplaçants, sont donc clairement traités comme des délinquants qu'il est nécessaire de sanctionner plutôt que d'écouter.

En effet, aucun débat avec les praticiens remplaçants n'a été entamé par le Ministère de la santé pour travailler en commun à l'élaboration d'une solution alliant les intérêts de l'ensemble des acteurs.

 

Nous rappelons que malgré une pénurie de médecins qui s'aggrave, l'attractivité des carrières et conditions d’exercice à l’hôpital se dégradent depuis plus de 30 ans. Ces problèmes structurels  ne se résoudront pas par la sanction des praticiens ou par l'afflux de médecins dont les diplômes sont délivrés depuis des pays hors union européenne.

 

Le problème est profond et concerne le modalités d'interventions des praticiens remplaçants qui actuellement interviennent via des structures tierces (Sociétés d'interim notamment), la multiplication des charges patronales... qui alourdissent considérablement le cout des interventions des médecins pour la structure hospitalière.

 

Nous apportons notre soutien sans faille à nos confrères titulaires et à tous les acteurs de santé.

Pour toute réponse à notre volonté de dialoguer, notre ministre de la santé envoie les membres du Syndicat devant les tribunaux de l'Ordre des médecins

La liberté syndicale est bafouée.

La liberté d'expression est muselée.

Communiqué de presse du SNMRH et du SNPHARE

Les syndicats réiterent leur demande de rencontrer la Ministre de la Santé