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Praticiens hospitaliers et intérimaires, amis ou ennemis?

Drôle de querelle, acutisée par les réactions de la ministre de la santé en juillet 2018 à l’Assemblée Nationale fustigeant les médecins intérimaires, remplaçants, vils mercenaires avides de gagner trop d'argent sur le dos éreinté des hôpitaux publics.

Et les journalistes qui se font gorges chaudes de leurs salaires mirobolants, arrachés de force aux pauvres établissements de soins, qui de ce fait vont mettre les clés sous la porte.

Victor Hugo revient sur terre décrire ce marasme hospitalier où les Cosette en nombre plient sous le dur labeur ! Nous, les Ténardier de la médecine, qui sommes nous réellement ? 


Le SNMRH et le SNPHARe ont décidé de faire route ensemble car nous exerçons la même profession, celle de pratiquer la médecine dans le secteur public. Nos intérêts se recoupent par bien des points, le but étant de soigner les patients au mieux et dans les conditions les meilleures pour tous, soignés et soignants.


Certes deux mondes semblent s'opposer, celui des praticiens hospitaliers et celui des intérimaires. 

L'un vieillissant, modelé par les énarques des années 80 qui maintenant profitent de leur retraite, statut n'attirant plus les jeunes médecins qui eux, ont une vision exacte de ce que le métier de médecin hospitalier représente avec ses nouvelles contraintes issues de l'évolution de la société et des technologies galopantes.

Le statut actuel est rigide, obsolète, tracé pour la vie, se méritant par un examen d'entrée supplémentaire - le concours de PH - sélectif et inutile puisque passé par des médecins spécialistes reconnus et sur-diplômés. Comment voulez-vous rester attractif dans ces conditions?

L'autre, les intérimaires, les remplaçants, insaisissables, libres de leur emploi du temps, travaillant sous des contrats dont les termes fixés à l'avance par les établissements sont présentés à la signature souvent plus de 48 heures après la prise de fonction.

Certes les dérives existent aussi bien du côté des directions hospitalières que des médecins remplaçants. Mais elles restent l'exception !

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Le SNMRH veut clarifier et cadrer l’intérim médical, lequel est incontournable pour des hôpitaux en manque cruel de personnel médical.

Ces médecins intérimaires, dont les CV sont rigoureusement étudiés par les chefs de service avant d'être recrutés, sont le plus souvent expérimentés, capables en quelques heures de s'adapter à toute situation, et de se fondre dans une équipe structurée, d’intégrer les procédures de travail, de s'imprégner la veille, en une soirée, des dossiers des patients à prendre en charge à la volée.

Des médecins itinérants quittant leur famille pour une semaine, un mois, s'éloignant de leur domicile et vivant en VRP de la médecine, encore trop souvent dans une chambre lugubre mise à disposition par les directeurs des hôpitaux, ou, dans le meilleur des cas, à l’hôtel low-cost.


Le SNPHARe travaille pour la modernisation de la fonction de médecin hospitalier.


Le SNMRH souhaite faciliter l'intégration des intérimaires dans le système de soins hospitaliers et rédiger une charte, adopter une éthique afin d'éviter les dérives inacceptables du libéralisme incontrôlé, tant de la part des intérimaires que les « coups tordus » des directions hospitalières, et de restaurer l'image du remplaçant outrageusement salie par notre ministre et néanmoins confrère.

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